|  | | | Louise Ghémard, ma mystérieuse grand-mère |
| Un homme pressé et un baptême | Maman Ninie, la nourrisse, était analphabète.
Cette lettre est donc écrite sous sa dictée.
L'écriture pourrait être celle de Pierre mais les fautes d'orthographe sont elles compatibles avec un premier du canton au certificat d'étude ? | | |
| | Rue Popincourt, près de la Bastille (repère 1 sur la carte) |
| | ... et pas très loin de la rue Crussol ! (Nous apprendrons plus loin que Louise y habitait en 1930) |
| | La légende orale parlait d'une voiture de maître avec chauffeur, s'arrêtant dans le village pour demander le petit "Pierre Ghémard" puis comme Pierre n'était pas là, disant qu'ils reviendraient un autre jour ...
Dans cette lettre rien ne montre qu'il s'agissait réellement d'une automobile appartenant à des gens fortunés. "Un homme à fait monter un homme du pays " mais dans quoi ? Tout aussi bien dans la carriole du chartier qu'il avait loué pour venir de la gare.
L'enfant "abonné " n'est évidement pas abonné au journal de Mickey. Il faut lire abandonné certainement.
Enfin la scène se passe en décembre 1931 et maintenant nous savons que Louise est mariée depuis près de deux ans. Est-ce qu'elle vient de tout raconter à Louis qui s'inquièterait de ne pas la voir enfin enceinte ? La lettre ne dit pas "un homme avec un accent alsacien", ça serait trop simple. |
| | Pierre a été baptisé à Lusigny en présence de sa mère et d'un parrain et d'une marraine occasionnels (Antoine et Marie Petit) qui représentaient le parrain et la marraine en titre, Maurice Barrier et Berthe Morot-Bizot.
Le parrain et la marraine sont donc probablement mari et femme, puisque cette lettre parle de "madame Barrier qui devait être la marraine"
Morot-Bizot est un nom du Morvan  |
| | Berthe Morot-Bizot 1895-1971Berthe Marguerite
Fille de Claude Morot-Bizot, serrurier résidant Faubourg Saint Jean à Autun, agé de 38 ans, en 1895 puis serrurier demeurant 38 rue du Moutier à Aubervillier en 1919, et de Marie Mézère, 26 ans, journalière en 1895 et décédée le 4 aout 1901 à l'hospice d'Autun
Soeur de Rose (ou Marie) née à Autun, 28 grande rue Marchaux le 12 mars 1890 et décédée à Sens le 25 avril 1977
Née à Autun, faubourg Saint Jean, le 20 septembre 1895
Mariée à Colombes le 4 janvier 1919, avec Maurice Marius Barrier
Lingère comme Louise Ghémard et habitant 8 rue Popincourt en 1919
Décédée à Sens, dans l'Yonne, le 11 mai 1971, au 7 place de l'abbé Grégoire qui est l'adresse actuelle d'une maison de retraite jouxtant l'hopital. |
| | Maurice Barrier 1892-1959Maurice Marius
Fils d'Alphonse Barrier, coupeur en chaussures, 29 ans en 1892, et de Marie Jeanne Lozingot, blanchisseuse, 21 ans en 1892, habitants rue Saint Louis à Paris 4e en 1890, 36 rue du roi de Sicile à Paris 4e en 1892 et 5 rue François 1er à Colombes en 1919
Frère d'Angélina Augustine, née le 12 octobre 1890 à Paris 4e et qui épouse Camille Aristide Doublet le 29 aout 1908 à Colombes. Décédée le 24 mai 1958 à Colombes. En 1919 elle était mécanicienne et habitait au 22 rue Beaurepère à Paris. Camille Doublet était né à Harbonnière dans la Somme le 12 mai 1881 mais il a été tué le 25 septembre 1915 à Agny dans le Pas de Calais, alors qu'il était sergent au 66e régiment d'infanterie
Petit fils d'Anatole François Arthur Lozingot, imprimeur âgé de 50 ans en 1890, habitant au 6 rue Maitre Albert
Né le 23 octobre 1892 à Paris 4e
1.73 m blond aux yeux gris bleu mais une cicatrice près de l'oeil droit et une "cataracte traumatique" à cet oeil
Sert au 6e régiment d'artillerie ou il est "maitre pointeur" en 1917
Epouse Berthe Morot-Bizot à Colombes le 4 janvier 1919
Soldat du "153e régiment d'artillerie à pieds" lors de son mariage, mais serrurier (peut être travaillait-il avec le père de Berthe ?)
En fait il est en affectation spéciale dans l'administration des chemins de fer de l'Etat depuis le 19 septembre 1919
Domicilié 8 rue Popincourt en 1934
Remobilisé dans son affectation spéciale en 1939 et démobilisé le 9 avril 1942
Retraité de la SNCF en 1959
Mort à Paris 11e, à son domicile du 113 boulevard Voltaire (à 200 m de la rue Popincourt), le 6 février 1959 |
| |  états signalétiques et des services militaires de la Seine 2e bureau
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| | Barrié : nom porté dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, plus fréquent sous la forme Barrier (63, 37, 38, 73). A désigné celui qui avait la charge de la barre ou barrière, lieu où était perçu un droit de péage à l'entrée d'une ville ou d'un village.
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| | Et dans l'acte de mariage de Berthe et Maurice, surprise ! Louise est témoin !!!
En ce début de 1919, elle est déjà lingère et habiterait à Paris, 42 boulevard d'Argenson ...
Le problème c'est qu'il n'y a à Paris qu'une rue d'Argenson assez courte. Par contre il y a bien un 42 boulevard d'Argenson mais à Neuilly sur Seine (au coin formé avec le boulevard du château).
Et où peut on être lingère à la fin de la 1re guerre mondiale si ce n'est dans un hôpital ? Et justement à Neuilly les hôpitaux et leurs annexes sont nombreux et proches du boulevard d'Argenson. Il y a notamment l’hôpital américain qui occupe ses locaux actuels (en rose en haut de la carte) et le lycée Pasteur (en A) tout frais construits.
Et puis il y a les soeurs hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve dont l'ambulance 55 était installée au 53 boulevard d'Argenson (l'actuel hôpital intercommunal)
"La Maison-Mère est mise à disposition de la Croix Rouge , une ambulance s’organise." Donc peut être des infos dans les archives de la Croix Rouge ?
Les archives de Neuilly : "Les établissements de santé de Neuilly ... A l’aide de quelques documents d’archives (plan, cartes postales, journaux et photographies) nous retraçons l’histoire de ces établissements."
Et les archives des Hauts de Seine : "LES ARCHIVES PRIVÉES ... Santé, assistance : cliniques, orphelinats…"
Et au 42, il y avait une clinique jusqu'à la fin des années 1980 (témoignage d'un habitant actuel du nouvel immeuble) 
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| | des communes à la fin du XIXe siècle - Neuilly - Page 210. Département de la Seine, Seine (France). Direction des affaires départementales - 1904 -
" Jusqu'à ces dernières années, il existait encore à Neuilly une maison d'accouchement, fondée, en 1894, boulevard d'Argenson, sur un terrain de 4.000 mètres superficiels. Actuellement, cet établissement a été transformé en une pension de famille recevant des dames de tout âge, valides ou non."
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| | Une demoiselle Ernestine Buguet tenait pension de famille et hôtel meublé, au 42 boulevard d'Argenson à Neuilly-sur-Seine, en 1900 mais avait fait faillite en 1900 |
| | Lucien !Il y a aussi un autre témoin de ce mariage : Lucien Aubispain, 39 ans, opticien 8 rue de la Prolétarienne à Romainville et beau-frère de Maurice Barrier.
Lucien Aubispain serait donc l'époux d'une autre soeur Barrier ?
C'est la première fois que je trouve ce prénom, Lucien, dans l'entourage de Louise. Et son fils s'appelait Pierre Lucien Raymond. |
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